Dimanche 14 décembre, 5h du matin, Le soleil se lève déjà et Guillaume, Bertrand et moi attendons sur l’embarcadère de Nudgee, aux abords de l’aéroport de Brisbane. Olivier arrive dans son vieux 4×4 à toute épreuve et sa remorque contenant le fier 420 à moteur qu’il a gagné lors d’un concours de pêche en Août dernier.
Ni une ni deux, nous voila sur les flots et une demi-heure plus tard, nous lâchons l’ancre au abords de Mud Island (trad:”Ile de boue”…) au milieu de la baie de Brisbane.
La pêche, c’est une sorte de logique floue qui me dépasse encore, une des difficultés reste de savoir quelle quantité de ligne libérer sachant qu’on a seulement une très vague idée de la profondeur à l’endroit où on se trouve (entre 5 et 10m d’après l’âge du capitaine), qu’il n’y a pas de repère sur la ligne graduant les distances et qu’il faut envoyer l’hameçon près du fond ! 8-/
Après avoir remonté 2 morceaux de corail, après une dizaine de crevettes à l’hameçon et une patien
ce mise à rude épreuve, je sauve l’honneur avec une petite daurade !
3 heures pour un pauvre poisson, qui d’ailleurs sera pénible à manger car bourré d’arêtes, Manifestement, je ne suis pas prêt pour Koh-Lanta…
Au retour pêche à la traine avec un leurre. Le genre de truc qui fonctionne à merveille à la télé ou dans les livres. Il faut lâcher une bonne centaine de mètres de ligne (toujours à la louche) car on pêche alors que le bateau se déplace et que naturellement, son bruit fait fuir les bébêtes à branchies. On parie donc qu’un poisson quasi aveugle et à moitié sourd se fasse berner par un bout de métal argenté. Je vous laisse deviner le résultat…
Au final c’est une bonne douzaine de poissons qu’on ramènera, dont 3 qui ne nous inspirerons rien de bon au moment de les mettre dans l’assiette.

Alors comestible ou pas ?
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